Au Bénin, Patrice Talon et le tabou de la succession
À mi-parcours du second et, en théorie, dernier mandat du chef de l’État béninois, tout le monde pense déjà à 2026, et surtout au candidat qui pourrait être adoubé par le président sortant. De quoi irriter au plus haut point ce dernier, qui entend « tenir le cap » des réformes sans se laisser parasiter par les débats politiciens.
Patrice Talon, le président béninois, au palais de la Marina, à Cotonou, le 27 juillet 2022. © LUDOVIC MARIN/AFP
Publié le 3 janvier 2024 Lecture : 6 minutes.
On décèlerait presque une forme de lassitude à l’évocation de la question, « déjà maintes fois posée ». Lorsque l’on aborde le sujet de l’après-Patrice Talon, les proches du président béninois se livrent à un exercice d’équilibrisme rhétorique : « Non », la succession du chef de l’État n’est « certainement pas » taboue, bien que personne, « non plus », n’ose réellement s’en entretenir avec « le
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