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L’horizon meilleur qu’offre Patrice Talon aux femmes, aux jeunes et aux PME du Bénin

Pour aider les jeunes à se prendre en charge, afin de ne plus être un fardeau pour leur famille, le gouvernement béninois a développé un programme de soutien à l’entrepreneuriat.

Patrice Talon, Président de la République du Bénin | Photo : Présidence de la République du Bénin

(Bénin Révélé Mag) – Durant les deux premières années de la gouvernance de Patrice Talon, un grand accent a été porté à l’autonomisation des jeunes et des femmes. Le gouvernement s’est attelé à leur garantir une indépendance financière qui devrait impacter directement sur leur vie et celle de leurs proches. Les Petites et moyennes entreprises (PME), sources d’emplois, bénéficient aussi de l’attention de l’Etat.

Pour aider les jeunes à se prendre en charge, afin de ne plus être un fardeau pour leur famille, le gouvernement béninois a développé un programme de soutien à l’entrepreneuriat. Trois structures portent ce volet. Il s’agit du Fonds national de promotion de l’entreprise et de l’emploi des jeunes (FNPEEJ) ; l’Agence nationale pour l’emploi (ANPE) et l’Agence nationale des petites et moyennes entreprises (ANPME). A travers leur collaboration étroite, ces agences ont permis à l’Etat d’enregistrer de bons résultats au terme de l’année 2017.

7500 jeunes sélectionnés de façon transparente dans les 77 communes du Bénin ont été mis en stage dans le cadre du projet « PREMIER EMPLOI ». Ils ont bénéficié au terme de leur période d’apprentissage d’une subvention non-remboursable de 200.000 F.CFA pour lancer une activité génératrice de revenus fin de participer à l’économie locale.

A terme, le projet vise l’accompagnement de 17.000 jeunes dans 8 branches de l’artisanat, 42 corps de métiers, 311 métiers. « L’artisanat, c’est le deuxième corps social qui emploie le plus de monde après l’agriculture. L’artisanat au Bénin contribue pour 13% du PIB.  Nous avons enregistré plus de 70 000 demandeurs. En ce moment, les jeunes en question sont en train de recevoir leur subvention (…)  C’est près d’1,5 milliard F.Cfa qui est directement versé dans l’économie locale. On ne peut pas dire que le gouvernement ne fait rien. Comme on le dit, le bien ne fait pas de bruit », a déclaré Modeste Kérékou, Ministre des Petites et Moyennes Entreprises et de la Promotion de l’Emploi.

Pour l’année 2018, le ministère estime que c’est 9500 autres bénéficiaires qui recevront la même formation et des subventions pour leur installation.

Dans ses réalisations, l’ANPME a permis le financement de 157 entreprises portées par des jeunes ; l’accompagnement de 207 jeunes porteurs d’idées de projets ; la création de 471 emplois directs (permanent et occasionnel).

Pour l’ANPE, les résultats des actions engagées ont contribué à la formation de 3 960 chercheurs d’emploi en technique de recherche d’emploi (TRE) et de 240 jeunes en maraîchage, élevage et transformation agroalimentaire.

En 2017, l’agence a renouvelé des stages en entreprises pour 730 jeunes retenus sur les 914 candidats retenus en 2016 dans le cadre du Programme d’Appui à l’Emploi salarié, elle a fourni des appuis immatériels au profit de plus de 500 PME diagnostiquées et soutenu la promotion de Kanvo à travers l’organisation d’un défilé de mode au profit de 04 stylites béninois.

Le soutien aux femmes

Pour le bien-être des femmes, le ministère des Affaires sociales et de la Micro-finance, a pour sa part accordé de nombreux Micro crédits. 15.000 femmes en ont bénéficié et pas seulement elles.  552 hommes aussi. Les plafonds des montants alloués ont connu une augmentation par paliers. Ainsi, les bénéficiaires peuvent prendre 2x 50.000 F.Cfa et passer à 2x 100.000 F.Cfa, si les termes sont respectés. Pour la disponibilité des Micro-crédits au niveau des communes, des chèques ont été acheminés à bonne date aux Systèmes Financiers Décentralisés. C’est une cagnotte de plus de trois milliards de F.Cfa qui  été consacrée à cette action de 2016 à début 2018.

Bintou Chabi Adam Taro, la ministre des Affaires Sociales et de la Micro-finance, a révélé que l’octroi des Micro-crédits se poursuivra au cours de cette année 2018 et des innovations sont même prévues. « Lorsqu’on a fait l’audit, on a constaté qu’il y avait beaucoup d’impayés. Que des gens pouvaient figurer dans la listes des personnes éligibles au crédit mais ne recevait pas le crédit. Ou encore, les remboursements collectés par les individus étaient non-reversés par exemple. Maintenant, nous voulons qu’il y ait une certaine traçabilité et c’est pour cela que le Fonds national de micro-finance s‘est doté d’une plateforme et nous passons désormais de la finance ordinaire à la finance digitale qui permet une certaine traçabilité, qui permet d’identifier qui a véritablement bénéficié du crédit et qui doit rembourser ». L’opérationnalisation de la micro-finance digitale a suscité la création de nouveaux emplois. De nombreux jeunes ont déjà été recrutés et formés. A terme, 9 000 Béninois seront recrutés et formés, a expliqué la ministre.

Le soutien aux PME

Pour ce qui est du soutien des PME, le gouvernement a décidé de le réaliser à travers la transformation structurelle de l’économie. Ainsi, il a engagé des réformes au plan législatif parce qu’il n’est pas de son rôle d’aller gérer les entreprises des gens. Il y a aujourd’hui beaucoup d’incitations et d’avantages qui sont accordés aux PME par le biais de la loi des finances gestion 2018.

C’est ainsi qu’a été institué par exemple une exonération des droits de douane sur l’importation de certains biens (matériels informatiques, camions neufs, gaz domestique et accessoires, véhicule pour le transport commun); la reconduction de la gratuité de la délivrance et de l’enregistrement des actes juridiques et commerciaux (création d’entreprise, mutation, enregistrement de contrat, enregistrement du titre foncier…).

Selon le ministre des Petites et moyennes entreprises et de la Promotion de l’emploi, les PME qui officient dans le secteur de l’agro-business, de la transformation et de la production ont désormais des opportunités. « Quand le gouvernement institue et généralise les cantines scolaires, c’est plus de 350 000 jeunes écoliers à nourrir. Il faut des vivres. Quand le gouvernement décide que la priorité est aux producteurs locaux pour ce marché et pour d’autres comme les universités, les camps militaires, les prisons, etc. Ce sont des affaires, ce sont des débouchés que nous offrons loin des caméras (…) », explique Modeste Kérékou.

« Plus encore, ajoute le ministre des Petites et moyennes entreprises et de la Promotion de l’emploi, pour les PME qui s’intéressent aux marchés publics, quand le gouvernement dit qu’il faut payer prioritairement tous les prestataires locaux de l’Etat qui ont des factures allant d’un à dix millions de F.Cfa, quand le gouvernement décide que 50 à 80% de la commande publique doit être réservée aux producteurs locaux, tout cela ce sont des opportunités. Pour les grands travaux du PAG comme l’asphaltage, les infrastructures, l’aéroport de Glo-Djigbé, que les grandes compagnies, les grandes firmes gagnent par appels d’offres en raison de leurs spécificités et de leur technicité, le gouvernement recommande ou impose carrément qu’il faut que ces entreprises sous-traitent avec des entreprises locales qui emploient des Béninois, ce sont autant d’opportunités offertes aux PME ».

Par Bénin Révélé Mag

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