Les mis en cause dans l’affaire des malversations financières relevées au PAPDFGC et à la DPE vont rendre gorge
La lutte acharnée contre les prévaricateurs des fonds publics et la corruption suit son cours. Le conseil des ministres du 23 octobre 2018 s’est penché sur les malversations financières au Projet d'appui à la préservation et au développement des forêts galeries et production de cartographie de base numérique (PAPDFGC) et à la Direction de la promotion de l'écocitoyenneté (DPE).

(Bénin Révélé Mag) – Face à la détermination affichée par Patrice Talon contre la corruption, les modes opératoires changent. Il est de plus en plus difficile de disposer des ressources publiques à des fins corruptives. Mais alors, certains agents de l’Etat, entêtés, décuplent d’ingegnosité pour pouvoir continuer à jouir de gains faciles.
La lutte acharnée contre les prévaricateurs des fonds publics et la corruption suit son cours. Le conseil des ministres du 23 octobre 2018 s’est penché sur les malversations financières au Projet d’appui à la préservation et au développement des forêts galeries et production de cartographie de base numérique (PAPDFGC) et à la Direction de la promotion de l’écocitoyenneté (DPE).
En effet, suite au rapport sur des malversations financières relevées au PAPDFGC et à la DPE, le Conseil a adopté des mesures adéquates qui s’imposent en la matière. Ainsi, des cadres et des complicités internes à ces structures, mis en cause, dont des opérateurs économiques, doivent s’expliquer devant la justice pour répondre de leurs forfaits et rembourser également les fonds détournés.
C’est que ces mis en cause avaient instauré un système d’extorsion de fonds à certaines banques de la place. Leur procédé se résumait à émettre des bons de commandes fictifs sur la base desquels leurs complices, des responsables d’entreprises privées, obtenaient des crédits bancaires d’avance.
Au niveau de PAPDFGC du ministère du Cadre de vie, il est question d’un montant de 682 886 284 F.Cfa. Les détails concernant la DPE sont également impressionnants. Les agents en cause ont signé en quelques semaines d’intervalle (août-septembre 2016), des bons de commande portant sur le même objet à savoir : « fournitures de plants au profit du ministère », le tout pour un montant de 92 607 200 F.Cfa, et faisaient des commandes qui n’ont rien à voir avec la structure.
Il s’agit, entre autres, de 12 bons de commande et contrats de prestation de service passés entre 2016 et 2017 à hauteur de 252 650 000 F.Cfa de 11 bons de commande non approuvés par les responsables habilités, à savoir le directeur de l’administration et des finances et le délégué du contrôle financier.
Aussi, ces marchés fictifs ne sont pas inscrits dans le plan de passation des marchés du ministère du cadre de vie et qu’aucune commission de réception des commandes n’existe, alors même que des noms fictifs de réceptionnaires sont mentionnés sur les bordereaux de livraison. Et des signatures imitées. En somme, un réseau de faussaires dont le sort est désormais scellé, avec en première ligne le Colonel Fatoké Pierre Alle, coordonnateur du projet « Forêts-Galeries » qui est d’ailleurs passé aux aveux, reconnaissant les faits, les opérations frauduleuses.