Les exploitants du secteur du bois présentent leurs difficultés à José Didier Tonato et Modeste Kérékou
En effet, depuis les nouvelles mesures sur l’exploitation, la commercialisation et l’exportation du bois du 1er mars 2017, explique Raoul Déguénon, porte-parole de ces exploitants, les acteurs sont confrontés à beaucoup de difficultés et souhaitent de ce fait, les soumettre au ministre José Didier Tonato en présence de leur ministre de tutelle, Modeste Kérékou.

(Bénin Révélé Mag) – En présence de Modeste Kérékou, son collègue des Petites et moyennes entreprises, José Tonato, ministre du Cadre de vie et du Développement durable, a échangé à son cabinet le 16 novembre 2018 avec les exploitants de bois. Ces derniers souhaitent la mise en place d’un système technique offrant des conditions favorables pour la création par le privé de complexe de scieries professionnelles.
En effet, depuis les nouvelles mesures sur l’exploitation, la commercialisation et l’exportation du bois du 1er mars 2017, explique Raoul Déguénon, porte-parole de ces exploitants, les acteurs sont confrontés à beaucoup de difficultés et souhaitent de ce fait, les soumettre au ministre José Didier Tonato en présence de leur ministre de tutelle, Modeste Kérékou.
Les deux ministres ont donc à cette occasion, écouté les acteurs, avant d’exposer la vision du chef de l’Etat pour ce secteur. Raoul Déguénon indique alors que le gouvernement ayant à cœur le souci de sortir les artisans des difficultés, a décidé de limiter l’exploitation anarchique de la matière première bois et mis en place un mécanisme de vente aux enchères.
Ce nouveau mécanisme est loin de régler les problèmes des artisans, fait-il remarquer. Il ajoute à cela, les difficultés d’approvisionnement en bois comme le teck, l’iroko, l’abzéria, le mélina, etc., et celles relatives aux tracasseries forestières lors du transport de la matière première et même de sa transformation en atelier.

L’inexistence d’un complexe de scierie sur le territoire qui crée d’énormes nuisances au secteur, les difficultés relatives au renouvellement annuel des agréments et quotas de reboisement, l’inexistence de commandes publiques par l’administration de mobiliers fabriqués localement, l’absence de possibilité de formation continue des acteurs du secteur bois, etc., sont également les préoccupations exposées aux deux ministres, soutient Raoul Déguénon.
Les artisans ont suggéré par la même occasion une simplification de l’accès en bois de l’Office national du bois (Onab) en prévoyant par exemple un quota par département à mettre à la disposition de l’artisan par vente décentralisée, la mise en place d’un mécanisme efficace pour éviter des désagréments causés par certains agents forestiers lors du transport de la matière première et de sa transformation à l’intérieur du pays.