
(Bénin Révélé Mag) – Dans la perspective de prévenir d’éventuelles crises sociales et d’assurer une rentrée scolaire saine, le Conseil national pour le dialogue social (Cnds) était en session extraordinaire, la deuxième, depuis jours à Cotonou. A l’issue de cet atelier, le 31 août 2018, le Cnds a formulé plusieurs recommandations à l’endroit des travailleurs et du gouvernement.
Les échanges ont porté, entre autres, sur la stratégie de vulgarisation du guide de campagne des textes fondamentaux du Cnds à travers les douze départements du Bénin, la structuration des organes décentralisés et ou déconcentrés du Cnds, la situation sociale du pays à la veille de la rentrée scolaire. Plusieurs communications ont meublé les travaux.
Guillaume Attigbé, président du Cnds, a félicité les conseillers qui, du 17 au 31 août dernier, ont échangé sur diverses questions relatives à la vie de l’institution et ont fait des recommandations sur la crise sociale au Bénin. Il s’est réjoui en ces mots : « nous sommes parvenus à des conclusions consensuelles très encourageantes qui ne manqueront pas d’insuffler une nouvelle dynamique à notre institution les jours à venir ».
Au gouvernement, le Cnds recommande d’accélérer l’élaboration des textes définissant les modalités de la mise en œuvre de la loi sur le statut général de la Fonction publique. Aussi, au gouvernement et aux organisations des travailleurs, il recommande la vulgarisation de ladite loi, d’assurer la formation des différents acteurs à tous les niveaux de la hiérarchie administrative, pour un meilleur fonctionnement de ces commissions et pour l’obtention des résultats probants.
Le Cnds recommande aussi bien à l’endroit du gouvernement, des organisations patronales que des organisations des travailleurs, de s’approprier et de vulgariser la loi, afin que tous les acteurs soient suffisamment imprégnés de son contenu et la mettent effectivement en application chacun en ce qui le concerne.
Guillaume Attigbé, a laissé entendre qu’il est opportun de rétablir au plus vite le climat de confiance entre le gouvernement et les travailleurs. Pour ce faire, la première condition, indique t-il, est de renouer le dialogue. L’enjeu étant de réinstaurer le climat de confiance, le groupe des travailleurs doit comprendre que la dégradation du dialogue relève d’une responsabilité partagée.