Joseph Djogbénou recadre les responsables de l’administration pénitentiaire sur le commerce du sexe dans les prisons
Lministre de la Justice et de la Législation s’est adressé à eux, en ces mots : « Je voudrais très formellement vous demander de faire cesser ces actes, ou si quelqu’un parmi vous est complice de l’accomplissement de ces actes qu’il cesse ! ».

(Bénin Révélé Mag) – Pas du tout content du comportement affiché par les responsables de l’administration pénitentiaire dans les maisons d’arrêt du Bénin, Joseph Djogbénou, ministre de la Justice et de la Législation, s’est adressé à eux, en ces mots : « Je voudrais très formellement vous demander de faire cesser ces actes, ou si quelqu’un parmi vous est complice de l’accomplissement de ces actes qu’il cesse ! ». C’était le 24 mai 2018, lors d’un échange qu’il a eu avec ces responsables à son cabinet à Cotonou.
Cette rencontre fait suite à une mission qu’a effectuée Gilles Yèkpè, directeur général de l’Agence pénitentiaire du Bénin. Ainsi, ce sont les yeux dans les yeux, que le Garde des sceaux, déplorant les écarts de conduite et la mauvaise gestion dans les maisons d’arrêt, s’est insurgé contre les pratiques inacceptables qui sont observées dans les maisons d’arrêts du pays.
En effet, lors de sa descente dans les prisons du Bénin, Gilles Yèkpè a noté une mauvaise gouvernance ; une gouvernance qui nécessite d’être revue. Selon le ministre Djogbénou, des trafics s’y opèrent avec la complicité de certains. Des catégories de personnes sont victimes d’actes peu recommandables dans les prisons, notamment les femmes. Elles le sont aussi avec la complicité de certains.
Cette sortie du ministre a été aussi dictée par des rapports à lui adressés, selon lesquels le commerce de sexe prend une propension inquiétante dans les prisons du Bénin. Cela, indique Joseph Djogbénou, du fait que l’espérance à la resocialisation se fait au travers de ceux qui gèrent les condamnés. Il entend alors pour changer les choses, introduire une nouvelle façon de faire dans les prisons du Bénin.
Ainsi, au regard des échos qui lui parviennent, le ministre Djogbénou a signifié aux régisseurs des prisons, que l’Etat ne peut pas ne pas se préoccuper de ce qui s’y passe. L’absence de l’Etat dans les maisons d’arrêt conduit visiblement à des actes de déviance. Ainsi, le gouvernement a pris certaines dispositions par rapport à cette perception de l’absence de l’Etat dans les prisons, car la situation est bien grave, « tout est fait dans nos maisons d’arrêt, tout est possible dans nos maisons d’arrêt », lance-t-il.