Pour le développement du Bénin, Lagarde préconise la diversification de son économie
La directrice générale du FMI a encouragé les acteurs du secteur privé d’œuvrer pour une diversification de l’économie du pays.

(Bénin Révélé Mag) – La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, s’est entretenue avec les opérateurs économiques et acteurs de la société civile, à la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin (Ccib), le 12 décembre 2017. Durant cet échange, Lagarde a encouragé les acteurs du secteur privé d’œuvrer pour une diversification de l’économie du pays.
Pour la patronne du FMI, la diversification de l’économie est « le fruit d’une multitude de décisions prises par divers acteurs dont les entreprises, les pouvoirs publics avec l’aide parfois d’institutions internationales et régionales ». Prenant l’exemple de pays tels que le Rwanda, le Botswana et les Iles Maurice, elle pense que le Bénin peut légitimement espérer une transformation de son économie en une économie de développement.
Pour y parvenir, Jean-Baptiste Satchivi, président de la Ccib, pense qu’il est nécessaire de mettre sur pied, un climat économique sain qui, permettant la création de richesses et d’emplois. Bien que relève-t-il « le secteur privé béninois dans son ensemble traverse une période de crise de financement de ses activités marquée par l’accumulation des impayés au niveau des banques qui, elles-mêmes, sont devenues de plus en plus réticentes à financer l’économie ».
A la doléance de Jean-Baptiste Satchivi, de voir le FMI intervenir dans le secteur privé, Lagarde répondre que « le Fmi n’intervient pas en matière de microéconomie ». Elle précise que l’institution « a vocation à se consacrer à la macroéconomie, les grands agrégats concernant les politiques budgétaire, monétaire et les réformes qui sont de nature à faciliter aux opérateurs économiques leurs interventions dans le tissu économique ».
Selon la directrice générale du FMI, les signaux qu’envoie le Bénin en ce moment laissent présager un meilleur avenir. Mais, conditionne-t-elle, pourvu que certaines options, au plan économique et sa diversification, principalement soit prises en compte. Elle a au cours de son entretien avec les acteurs de l’économie béninoise, donné les détails sur le choix qu’elle préconise, parce que pense-t-elle, s’impose à l’économie du Bénin.
Et pour ce faire, quelques variables doivent être définies. Ce sont entre autres, l’assainissement de l’environnement des affaires, la stabilité macroéconomique, l’amélioration des infrastructures, l’accès aux crédits. En cela, Lagarde fait observer que « la diversification économique dans les pays à faibles revenus se traduit par de grands résultats. Certains pays l’ont fait et les résultats sont parlants ».