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Au Niger, les autorités libèrent des caciques du régime renversé, dont le fils d’Issoufou

Publié le 2 avril 2025 Lecture : 2 minutes.

Un geste du général désormais président, Abdourahamane Tiani, quelques jours après la promulgation de la charte de la refondation du Niger. Mardi 1er avril, les autorités ont acté la libération d’une cinquantaine de prisonniers liés au régime de Mohamed Bazoum, renversé à l’été 2023.

« Ces personnes bénéficient d’une remise en liberté conformément aux recommandations des assises nationales pour la refondation », tenues en février, a indiqué le secrétariat général du gouvernement dans un communiqué lu à la télévision publique.

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Des ministres et responsables politiques

Si Mohamed Bazoum reste séquestré dans sa résidence de Niamey, son ancien ministre du Pétrole, Mahamane Sani Issoufou, d’ailleurs fils de l’ex-président Mahamadou Issoufou, est lui libéré. C’est le cas aussi de Kalla Moutari, ancien ministre de la Défense, Ahmed Djidoud, ex-ministre des Finances et Ibrahim Yacoubou, qui détenait le portefeuille de l’Énergie.

Du côté des cadres de partis politiques, le président du Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme (PNDS), l’ancien parti au pouvoir, Foumakoye Gado compte parmi les prisonniers concernés. Le journaliste Ousmane Toudou ainsi qu’Alat Mogaskia, ex-ambassadeur au Nigeria, font aussi partie de la liste.

Ils avaient été arrêtés après le putsch qui a porté l’ancien chef de la garde présidentielle au pouvoir et étaient détenus dans différentes prisons, notamment pour « complot ayant pour but de porter atteinte à la sûreté et à l’autorité de l’État ».

Mais aussi des militaires

Parmi les bénéficiaires de ces libérations, plusieurs militaires condamnés dans le passé pour « tentative de coup d’État » ou « atteinte à la sûreté de l’État ». Le général Salou Souleymane, ancien chef d’état-major des armées, et trois autres officiers condamnés en 2018 pour avoir tenté de renverser Mahamadou Issoufou en 2015, sont par exemple concernés.

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« Le pardon et la réconciliation auxquels nous appelons ne peuvent s’opposer aux aspirations légitimes des Nigériens à la justice, les deux approches sont plutôt nécessairement conciliables », avait ainsi expliqué le général Tiani le 26 mars, lors de la cérémonie de promulgation de la charte de la refondation.

(Avec AFP)

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Article écrit publié en premier sur JeuneAfrique.Com

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